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Un coach Fitbit aide la police américaine dans une enquête criminelle

Publié le 04 octobre 2018

Cela pourrait ressembler au scénario d’un film d’anticipation, pourtant c’est ce qui est réellement arrivé le mois dernier aux États-Unis : les données enregistrées depuis un coach Fitbit ont permis d’identifier un suspect dans une affaire de meurtre.

L’information nous vient de nos confrères de SFGate, édition en ligne du célèbre San Francisco Chronicle. Le 13 septembre dernier, Karen Navarra, une Californienne de 67 ans, est retrouvée par un de ses collègues, assassinée à son domicile. Une mort mystérieuse que la police ne peut pas expliquer, jusqu’à ce qu’un témoin discret livre sa propre version des faits.

Revenons un peu en arrière. Il y a un mois, le 8 septembre très exactement, Karen Navarra, technicienne en pharmacie, disparaît de la circulation. La dernière personne à l’avoir vue vivante est son beau-père, Anthony Aiello, 90 ans. Le vieil homme est alors tout naturellement interrogé par la police du comté de Santa Clara, où les faits se déroulent.

Sa version est simple : il est passé voir sa belle-fille le 8 septembre dans l’après-midi pour lui apporter une pizza. Il est resté avec elle quelques heures avant de rentrer chez lui. Anthony Aiello ajoute que, plus tard dans la journée, il a aperçu Karen au volant de sa voiture, accompagnée par un mystérieux passager.

Pour un dernier battement

Malheureusement, la version du beau-père ne correspond ni aux conclusions des médecins légistes ni aux rapports de vidéosurveillance : par exemple, la scène de crime veut laisser croire à un suicide, tandis que les spécialistes médico-légaux observent des traces de coups et de strangulation ; quant aux rapports de vidéosurveillance, ils montrent que la voiture de la victime n’a pas bougé l’après-midi du 8 septembre.

De nombreuses incohérences qui laissent les enquêteurs perplexes, jusqu’à ce qu’ils notent la présence discrète d’un coach Fitbit au poignet de la victime. Les autorités du comté demandent donc à l’entreprise américaine un accès aux données enregistrées sur son bracelet.

Parmi elles, les enquêteurs se concentrent sur le rythme cardiaque de Karen Navarra. Les enregistrements révèlent alors un pic de battements le 8 septembre vers 15 h 20, suivi d’un rapide ralentissement. L’appareil cesse de détecter le cœur de la victime à 15 h 28.

Les données du coach viennent donc contrarier la version d’Anthony Aiello, qui continue de clamer son innocence, alors que les enquêteurs ont pu lier l’heure de l’arrêt cardiaque à un enregistrement vidéo montrant le suspect quitter le domicile de la victime.

Si la situation peut sembler peu commune, l’utilisation des informations enregistrées sur les bracelets connectés n’est pas une première aux États-Unis et n’est pas réservée qu’aux produits Fitbit. En 2015, l’historique GPS d’un Fitbit avait été utilisé comme preuve dans un cas d’agression sexuelle en Pennsylvanie. Et en 2017, chez Garmin, c’est un bracelet Vivosmart qui a enregistré à Seattle la lutte d’une femme avec son agresseur.

Sources : SFGate.com et The New York Times


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