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Un micro dissimulé dans les alarmes Nest

Publié le 18 mars 2019

Google tente de se défendre quant aux micros qui étaient cachés dans ses alarmes connectées Nest. Le géant du web essuie une nouvelle attaque à son encontre pour ses manquements en matière de respect de la vie privée.

Le groupe américain a fièrement annoncé une nouvelle fonctionnalité pour ses alarmes connectées Nest Guard. L’appareil propose désormais à ses utilisateurs une interaction vocale par Google Assistant, et plus précisément une activation et une désactivation à la demande. Cette nouvelle a été communiquée à la plus grande surprise de chacun puisque le dispositif n’affichait aucunement dans ses caractéristiques techniques la présence d’un micro. Or, un microphone est indispensable aux commandes vocales pour pouvoir enregistrer la demande de son propriétaire et agir en conséquence.

Accusé de cacher des micros à l’insu de ses clients, Google tente de se défendre et rapporte qu’une alarme en est forcément équipée pour détecter les bruits suspects. Les porte-parole de la firme de Mountain View précisent qu’il s’agit d’un oubli dans la fiche technique rédigée lors du lancement du produit. Le micro aurait été automatiquement désactivé, ne permettant donc aucun enregistrement à l’insu des utilisateurs.

Une perte de confiance indéniable

Cette erreur qui peut paraître minime n’est pas anodine dans un contexte où la protection des données personnelles et de la vie privée représente dans la société actuelle un enjeu majeur. Dans ce domaine, la confiance envers les GAFA est déjà entachée. Un tel incident ne passe donc pas inaperçu.

Google s’est excusé auprès de ses clients et précise au site d’information américain TechCrunch dans un email qui leur est directement adressé que « le microphone intégré à l’appareil n’a jamais été conçu pour être un secret et aurait dû figurer dans les spécifications techniques. C’était une erreur de notre part. Le microphone n’a jamais été activé et ne l’est que lorsque les utilisateurs activent spécifiquement l’option ». Et d’ajouter que la plupart de ses produits sont équipés de micros afin de permettre d’offrir à l’avenir un champ potentiellement plus large de fonctionnalités. C’est donc pour l’utilisateur et non pour un espionnage que ces équipements sont installés.

Google déjà dans la tourmente

Cette annonce intervient alors que le groupe était déjà dans le viseur des régulateurs. L’UFC-Que Choisir annonçait il y a quelques jours dans un communiqué qu’il avait fait condamné par le TGI de Paris le géant du web pour collecte et utilisation abusive de données personnelles. Ses conditions d’utilisation et ses règles de confidentialité ne contenaient pas moins de 209 clauses abusives et illicites. Si la firme de Mountain View a été dans l’obligation de revoir ses procédures et d’être plus explicite vis-à-vis de ses utilisateurs, il peut à présent faire appel de cette décision. Rappelons que le RGPD (nouveau règlement européen), qui est en application depuis mai 2018, peut mener les contrevenants à une amende capable d’atteindre dans certains cas jusqu’à 4 % du chiffre d’affaires mondial. Ce montant pousse les GAFA à réfléchir davantage à la protection des données personnelles.

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