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Sommes-nous trop mamans poules ?

Maman poule, maman louve ou maman cool ?

Ah ! la mère poule. On en connaît tous une comme ça. Elles existent depuis des générations.

Je me souviens avec tendresse de cette maman poule qui gâtait mon papa. Je me souviens de cette mamie gâteau qui a toujours été comme une seconde maman.

Et puis, je me souviens de ma mère à moi, 100 % poule, ne me lâchant jamais d’une semelle, couvrant son petit oisillon pour qu’il ne tombe pas du nid. Je me souviens avoir envie de respirer, avoir besoin d’un peu de latitude pour vivre sans filet.

Résultat : en ce qui me concerne, je ne suis ni maman poule, ni maman louve, je suis surtout une maman qui improvise.

Mère poule, une affaire de primi ?

Oui, je me demande parfois si ce besoin extrême de tout maîtriser n’est pas finalement plutôt une façon pour la primipare de se rassurer.

J’ai été primi, et à cette époque sommeillait en moi cette envie d’être parfaite pour mon bébé.

Dès sa naissance, j’ai voulu être partout, tout le temps. La maintenir dans un cocon tout doux, anticiper les dangers, lui consacrer chaque minute de mon temps.

Elle était le nombril de mon monde, celle autour de qui ma Terre tournait.

Et puis, il y a eu les enfants d’après.

Et, avec eux, la sensation d’impuissance et la culpabilité.

Évidemment, maman ou pas, on ne peut pas se diviser. Il faut s’occuper du tout-petit qui demande tant de temps et de soins qu’il nous oblige à laisser un peu plus de liberté aux aînés.

Et alors, est-ce si grave, au fond ?

Mère poule, une question de société ?

Replongeons quelques décennies plus tôt. Nos mamans subissaient-elles autant de pression que nous ?

Aujourd’hui, la maternité est régie par un million de codes où le laisser-faire n’a plus vraiment sa place. Être mère au quotidien, c’est être chaque jour observée par des milliers de mères parfaites qui, elles, auraient sûrement mieux fait que vous.

Il FAUT allaiter, c’est ce qu’il y a de mieux pour le bébé. Tu DOIS porter ton bébé si tu veux qu’il soit proche de toi. Ne le laisse pas pleurer, jamais, pas 10 secondes, même si tu es en train de faire pipi. Tu en feras un être perdu qui n’aura jamais confiance en autrui.

Si, sur le fond, tous ces conseils sont blindés de bonnes intentions – et évidemment bons pour bébé –, ils ont aussi le pouvoir de créer LE diktat, les codes à respecter pour être une bonne maman, qui donnent souvent aux mamans qui font différemment un sentiment de culpabilité.

Mais, alors, une maman qui laisse son môme grimper et courir partout, qui ose faire une sortie à vélo en oubliant les genouillères, qui file des biscuits à ses petits pour avoir la paix en voiture serait-elle une mauvaise maman ?

Revenons quelques décennies plus tôt

Nos mamans, nos mamies ne connaissaient pas ce guide qui respecte à la lettre tous les codes de bienséance pour être une vraie bonne maman.

Pour sûr, elles manquaient de temps pour réfléchir à toutes ces considérations du bien ou pas bien parental. Elles faisaient à l’instinct, comme elles pouvaient. Souvent à la tête d’une fratrie nombreuse, elles composaient entre travaux ménagers, travail pénible, mari peu investi et enfants à gérer. Mères poules, peut-être, mais surtout mères qui faisaient ce qu’elles pouvaient.

Et, a priori, elles s’en sont plutôt bien sorties.

Alors, sommes-nous trop mères poules ?

Eh bien, tout dépend. Certaines mamans ont besoin de protéger ou surprotéger, de faire du maternage proximal, quand d’autres ont besoin de conserver un espace bien à elles. Certaines mamans surveillent leurs enfants comme le lait sur le feu, d’autres sont plus « freestyles » et laissent une place au risque, quitte à devoir panser un petit bobo.

Et alors !?

Alors, mère poule ou pas, nous sommes toutes des mamans. Des mamans qui aiment leurs enfants, des mamans qui font ce qu’elles peuvent, selon les circonstances, le temps, l’humeur aussi.

Au fond, nous sommes toutes un peu mères poules, nous avons toutes les mêmes peurs, les mêmes remises en question, les mêmes doutes quant à nos qualités maternelles.

Poule, louve ou cool, la maman parfaite pour nos enfants est celle que nous sommes, celle dans la peau de laquelle on se sent bien, celle que nos enfants aiment… et puis c’est tout !

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