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Xiaomi face à la justice

Publié le 16 mai 2019

Le constructeur chinois est sous les feux des projecteurs concernant les risques sur la santé de ses smartphones.

L’Agence Nationale des Fréquences (ANFR) a été saisie dans une enquête concernant le fabricant de téléphones mobiles chinois Xiaomi. Ses appareils ne respecteraient pas les normes en matière d’ondes électromagnétiques et pourraient représenter un danger pour la santé de ses utilisateurs. Deux modèles seraient concernés par cette non-conformité : le Redmi Note 5 et le Mi Mix 2S. En France, un collectif s’est monté à cet effet et accuse la marque asiatique de pratique commerciale trompeuse et de mise en danger de la vie d’autrui.

Des DAS excessifs

Les deux smartphones remis en cause auraient dépassé les limites réglementaires en matière de Débit d’Absorption Spécifique (DAS), c’est-à-dire que trop d’ondes ou des ondes trop longues et trop puissantes seraient émises par ces deux terminaux. Normalement, la loi française prévoit que le DAS ne doit pas excéder 2W/kg pour protéger le mobinaute lorsqu’il porte son téléphone à l’oreille ou contre son corps. Or, les tests effectués par l’ANFR ont démontré que le Redmi Note 5 atteignait les 2,08 W/kg, soit légèrement plus que la norme ne le prévoit, alors que le Mi Mix 2S dépasse largement le cadre réglementaire avec 2,94 W/kg.

Cette limitation est heureusement paramétrable par le constructeur. Mis en demeure de corriger le problème par l’ANFR, Xiaomi a réduit le DAS du Redmi Note 5 à 0,356 W/kg, soit bien en deçà de la limite autorisée et celui du Mi Mix 2S à 1,42 W/kg.

Un collectif se forme pour porter plainte

Malgré que Xiaomi se soit immédiatement plié à la réglementation après sa mise en demeure, un certain nombre de Français se sont rassemblés pour obtenir réparation de cet abus qui aurait pu mettre en danger leur santé sur le long terme. À ce jour le collectif ne compte pas assez de plaignants pour que l’action puisse être portée devant la justice, mais ils n’entendent pas s’arrêter là.

Bien que Xiaomi ait été relaxé, l’impact n’ayant pas pu être notable sur la santé des porteurs de ses deux smartphones au regard de la durée concernée, cette affaire pèse une nouvelle fois sur la fiabilité des constructeurs chinois. Elle s’ajoute dans l’esprit des habitants du vieux continent, et plus précisément des Français aux déboires et boycott dont Huawei fait l’objet en Europe et aux États-Unis, pour des questions finalement plus commerciales et politiques que de réelle sécurité.

Même si elles ne sont pas à banaliser, ces affaires juridiques qui concernent bon nombre d’acteurs de ce marché, y compris les fabricants américains, ne devraient pas bloquer Xiaomi dans son développement. Il faut rappeler que la société vient de lancer le Mi 9 SE en France, un smartphone plutôt surprenant par sa puissance (processeur Snapdragon 712 et 6 Go de RAM) et ses appareils photo dignes d’un produit haut de gamme (3 capteurs avant de 48, 8 et 13 Megapixels), pour un prix qui reste très abordable par rapport à la concurrence (à partir de 369 euros).

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